Une nouvelle vie BIS

changement de vie - zero dechets[Playlist  » Feeling good » Nina Simone]

Dans 3 semaines, nous déménageons pour vivre à 4.

C’est une nouvelle vie que j’ai hâte d’explorer, mais qui est aussi source de beaucoup de réflexions pour moi.

Depuis des années j’ai l’impression de courir sans cesse après le temps: enfants, métro, boulot, dodo et on recommence dès le lendemain … indéfiniment.

Je stress de tout de rien, je m’éloigne des gens par manque de temps et d’énergie et puis parce que parfois c’est plus facile de ne rien dire plutôt que de dire que ça va mal, que mon boulot est en train de ruiner cette vie si parfaite qui m’est tombée dessus.

Je mange mal, parce que lorsque je suis trop angoissée, je comble par la nourriture.

Je n’ai plus autant de troubles alimentaires qu’auparavant et c’est déjà un énorme poids en moins ( celui de la culpabilité).

Alors, j’ai la sensation qu’avec ce déménagement, cette nouvelle vie qui s’ouvre pour nous 4 il faut que nous opérions un changement radical de mode de vie, pour que nous vivions mieux.

Cela fait des années que j’y pense sans pourtant avoir sauté le pas.

J’ai envie d’une vie plus simple, plus saine pour les enfants, pour LUI, pour moi.

Plus simple, cela commence par le tris de mon appartement surchargé qu’il faut que je case dans des cartons.

J’ai décidé de commencer notre changement de vie par là, je ne partirais pas avec des centaines de cartons dans notre nouveau chez nous.

Avec les enfants nous allons trier, donner, jeter pour ne garder que l’essentiel.

Ensuite j’ai envie de m’attaquer à notre mode de vie.

J’aimerais que la télé prenne une moins grande place dans la vie des enfants et notre futur lieu de vie aidera à passer le cap, car il sera plus « rural » que notre quartier tout gris dans lequel nous n’apprécions pas passer du temps, ni nous promener.

Nous aurons une grande terrasse sur laquelle les enfants aiment déjà jouer, délaissant bien volontiers les écrans. A nous de l’aménager pour qu’elle soit encore plus accueillante.

La forêt n’est pas loin et nous avons investis dans des vélos, ce qui promet de belles balades.

Et puis, il y a une immense piscine pas loin ce qui me permettra d’y retourner seule pour me détendre, refaire du sport et avec les enfants pour s’amuser ensemble et perfectionner la nage/noyade du grand !

Notre mode de consommation aussi est dans mes axes de changement.

J’ai envie que nous consommions moins, mieux, que nous privilégions le local, la recup et/où les marques respectueuses de la nature, des agriculteurs…

Nous avons déjà commencé petit en achetant des produits (lait, beurre) de la marque « c’est qui le patron? » par exemple, qui permettent aux agriculteurs de vivre décemment de leur métier en proposant des prix un peu plus élevés certes, mais plus justes.

Mais il reste beaucoup à faire, comme favoriser les cueillettes ( ce qui fera en plus une super sortie pour les enfants, tout en les sensibilisant à la façon dont poussent les fruits, les légumes et au respect de la nature), acheter des paniers auprès des producteurs locaux , faire vivre les gens du coin qui bossent dur plutôt que les grandes multinationales, contrôler le gaspillage …

Nous allons aussi cuisiner plus, acheter moins de « tout fait » même si parfois j’ai le sentiment de manquer de temps (toujours à cause de ce train de vie de folie).

Cela demandera sans doute de l’organisation pour préparer à l’avance le weekend, mais nous serons gagnant j’en suis sûre sur le qualitatif et aussi au niveau du budget.

Et puis les loulous adorent cuisiner avec moi, alors cela sera encore un moment de partage ensemble !

Sans devenir extrémiste, j’aimerais aussi que nous limitions nos déchets.

Je ne sais pas encore comment m’y prendre, sans doute vais-je investir dans des bocaux en verre, des sac à vrac pour supprimer une grande partie de nos emballages inutiles ( si vous avez des pistes, je suis preneuse !).

Je vais aussi me diriger vers le « lavable » comme des lingettes démaquillantes, des lingettes débarbouillantes pour les enfants par exemple, et me pencher sur les cosmétiques plus naturels (comme le liniment, le savon d’alep …) qui je l’imagine seront bien plus bénéfiques pour les peaux fragiles de mes loulous.

Dernier point de cette envie de changer de vie… mon travail.

Cela fait des mois que j’y vais à reculons, qu’il me rend malade, m’empêche de dormir …

C’est sans doute la décision la plus importante que j’ai à prendre dans tout ce programme.

J’ai encore besoin d’un peu de temps pour trouver un plan B.

Une nouvelle vie BIS arrive à toute vitesse, j’en ai besoin, je sens que tout ces changements me permettront de me sentir plus en accord avec moi-même, mieux dans ma tête et avec les autres.

Bien à vous.

J.L

 

 

 

 

 

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Une famille BIS

Lorsque tout a éclaté il y a deux ans et demi, ma famille a volé en mille morceaux.

Avec elle toutes mes certitudes sur l’amour entre une homme et une femme, sur l’image que je m’étais faite d’une famille « idéale » ( pas loin de la petite maison dans la prairie mais avec la gamine qui tombe en moins).

Je me suis sentie seule, j’ai cru que je ne réussirais pas à tenir la barre pour mes enfants et je me suis beaucoup questionnée sur l’avenir que je pourrais leur offrir.

J’ai haïs les hommes et me suis promis que je n’en laisserais aucun venir chambouler l’équilibre précaire que l’on semblait retrouver, à trois.

De toute façon, il était évident pour moi qu’aucun homme ne voudrait de moi, n’accepterait de ne me voir qu’un weekend sur deux (en raison du mode de garde), n’accepterait mes deux enfants et ne saurait les aimer à leur juste valeur.

 

Et puis IL est arrivé dans ma vie sans que cela ne soit ni prévu, ni prévisible et de la façon la plus douce qui soit.

Loin des sites de rencontres, loin des rencards arrangés ou des soirées trop arrosées, un vrai hasard qui nous a permis d’apprendre à nous connaitre avant de nous attacher.

IL était différent et m’a accordé le temps dont j’avais besoin pour construire à deux, puis à quatre.

La présentation avec les enfants a été folklorique, les enfants étaient de vraies piles électriques/hystériques et j’ai bien cru qu’il fuirait… et non ! ( note à moi-même : ne plus faire confiance à mes certitudes).

IL a su trouver sa place sans la chercher, s’est imposé comme une évidence dans notre foyer qui est devenu aussi le sien.

Le quotidien à quatre est devenu un plaisir, une nécessité.

Nous attendons avec impatience ces quelques soirs par semaines ou nous pouvons être « au complet » pour partager des repas bien plus long que d’habitude, comme pour faire durer le plaisir d’être tous ensemble.

Nous profitons de nos weekend se faisant chez l’un ou l’autre, avec ou sans enfants.

Nous retrouvons les plaisirs simples d’une vie de famille ou les enfants ont récupéré leurs places d’enfants, où les petits chagrins et bobos sont soignés avec des bisous magiques.

Nous rions des gens qui dans la rue se demandent de qui sont les enfants et nous regardent avec insistance.

Le sang ne fait pas tout, les mots non plus. Seuls les actes parlent et IL est un beau-père merveilleux.

Nous savourons aussi ces weekend à deux où nous redevenons deux adolescents de 15 ans fou d’amour l’un pour l’autre.

IL a soigné mon coeur de femme et de maman.

Et à germé l’idée folle de vivre ensemble, tout les quatre… C’est pour bientôt !

Bien à vous

J.L

famille

 

 

Là où tout recommence …

[Playlist Naaman – « Karma »]

La vie est faite d’heureux hasard …

Je constate ce soir que cela fait deux ans tout pile que j’ai laissé mon ancien blog à l’abandon, en ruine, au passé… et me voilà de nouveau en train de tapoter frénétiquement sur le clavier comme une camée en manque de sa ligne (d’écriture).

Peut-être est-ce parce qu’il ne s’agit pas d’un nouveau chapitre, mais d’un nouveau livre de ma vie que j’ai eu besoin de démarrer sur une page blanche.

Je ne sais pas encore quelle tournure prendra ce blog, il n’y aura pas de thème en particulier, il sera comme auparavant un journal ouvert mais moins exigeant, sans obligations de lire ou d’écrire et moins intrusif.

La vie BIS, un titre peu séduisant à lire, qui me renvoi au vieux téléphone de ma grand-mère avec lequel il fallait tourner mainte fois la fichue roulette des chiffres pour passer un appel.

C’est un peu ça la vie, il faut tenter plusieurs fois, raccrocher après s’être trompé ou avoir fait des canulars (qui n’a pas cherché à joindre un Jean Bon quand il avait 10 ans ?!), fouiller dans le bottin ( me voila en train de faire des références de vielle, mais j’ai 30 ans maintenant bordel !) pour trouver LE bon numéro.

Depuis un an et demi, j’ai l’impression d’avoir commencé une nouvelle vie, BIS.

Je découvre, je regarde les yeux grands ouverts ce qui m’entoure, je suis davantage actrice de ma vie,  je fais des photographies mentales de ces choses que je trouve belle au quotidien et mon téléphone est bien plus souvent dans ma poche qu’auparavant.

Il ne s’agit pas que d’un homme, même s’il a grandement contribué à cette tempête intérieur qui a balayé beaucoup de superflus et qu’en amoureuse éperdue je pense que j’aurais le temps d’écrire des odes à lui dont il serait gêné, parce que l’amour ça rend chiant et ça fait radoter sévère.

Il y a eu aussi une grande période de vide qui m’a fait me sentir successivement mal, défaitiste, sans émotion ni motivation à quoi que ce soit…

Et puis un matin, lorsqu’il ne restait plus rien à pleurer, à penser, que l’incendie de ma vie s’était enfin éteint, il était temps de reconstruire.

IL a été le bonus de cette reconstruction.

Je vais bien, les enfants vont bien, c’est le début d’une nouvelle seconde vie, BIS.

 

Bien à vous.

J.L

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